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Le Lori rouge   ( journal int. lori group )

Le genre EOS se compose de six espèces avec, suivant les auteurs, onze à quatorze sous-espèces (Collar 1997, Juniper and Parr 1998).  En général, ce sont de grands à très grands oiseaux (23 à 31 centimètres) et leur couleur de plumage est un rouge lumineux plus oue_bornea1 moins intensif avec ici et là des plumes bleues, pourpres et noires.  La queue est arrondie et dentelée et la couleur du bec va de l’orange au rouge.  Le cri du Lori rouge est assez puissant et suraigu. Leur caractéristique est une odeur de musc, qui est particulièrement remarquable chez le Lori à ailes noires (EOS cyanogenia).  Les membres de la famille EOS ont tant de qualités positives que presque chaque débutant dans la détention et l’élevage des Loris les considérera comme une espèce idéale.  S'ils ont eu une acclimatation bien adaptée et s’ils sont également détenus de manière appropriée, les espèces EOS sont des oiseaux très résistants et adaptables.
Habitat naturel.
On peut trouver le Lory rouge (EOS bornea  bornea )  sur  l'île Ambon, partie indonésienne du sud des  Moluques, Haruku, Saparua, Seram, Boano, Manawoka, Gorong, les îles Watubela, Banda et Kai.  Le Lori rouge de Buru  ne  vit que  sur  l’ile Buru (Arndt 1990-1996, 1999) Les Loris rouges vivent préférentiellement dans les régions côtières et principalement dans les plantations, dans les arbres et buissons portant  fleurs et fruits.  Ils peuvent également être observés en couples dans les prairies ouvertes et les forêts de palétuviers.  Ils habitent  à basses altitudes mais de temps en temps ils visitent également les reliefs plus accidentés jusqu'à une altitude de 1200 mètres.
Description et taxonomie 
Les Loris rouges font honneur à leur nom; ils apparaissent comme s’ils avaient été trempés dans un seau de peinture rouge brillante. Seules les ailes ont différentes couleurs:  les primaires sont noires avec des rayons rouges lumineux, les secondaires et les grandes rémiges sont soulignées de noir, tandis que les épaules et  les plumes inférieures de queue sont bleues.  L'expansion du bleu peut varier d’un individu à l’autre.  Quelques oiseaux peuvent avoir beaucoup de bleu, mais dans la plupart des cas, ces oiseaux sont, en fait, des jeunes qui ont été sérieusement déplumés.  Les plumes qui ont été arrachées sont d'abord remplacées par des bleues et seulement plus tard, pendant la première mue, par les plumes rouges finales.  C'est un phénomène identique que l’on peut observer chez les Loris à capuchon noir.  Les oiseaux jeunes ont habituellement une coloration plus pâle mais il y a des jeunes que l’on ne peut distinguer de leurs parents, excepté peut-être par la couleur foncée du bec et  la taille générale de l'oiseau.
Le Lory rouge mesure approximativement 30 centimètres.  D'une façon générale, les mâles sont plus grands que les femelles et un peu plus robustes, mais ceci ne peut pas être employé comme critère déterminant pour définir le sexe de l'oiseau.  Les éleveurs ont souvent leurs propres méthodes pour déterminer le sexe de leurs oiseaux:  beaucoup regardent la taille et la couleur des oiseaux et certains emploient un « navetteur ».
La liste des techniques utilisées pourrait facilement être complétée encore par beaucoup d'autres méthodes. Pour sûr, il y a des jeunes issus d’un même couple d’élevage qui reproduisent les mêmes caractéristiques.  Malgré cela, je compte toujours sur la détermination par recherche endoscopique ou par détermination ADN, bien que des erreurs soient également possibles par ces méthodes.
Puisque les Loris rouges varient en taille et en coloration, plusieurs sous-espèces ont été identifiées au cours des années.  De nos jours, seuls quelques auteurs ne reconnaissent qu’une  seule sous-espèce en dehors de la forme  nominale:

EOS  bornea cyanonothus le Lori rouge de Buru.  Cette sous-espèce est plus petite avec une longueur moyenne de 28 centimètres, et un rouge plus foncé.  Malheureusement de nombreux couples mixtes des deux espèces ont été formés, parfois, parce que les gens ne connaissaient pas la différence, mais parfois simplement, parce qu'il n'y avait pas d’autre oiseau disponible.  Pour certains, ceci pourrait sembler sans importance, mais dans un proche avenir, il se pourrait qu’il n’y ait plus de sous-espèces pures disponibles en captivité.  Le Lori rouge de Buru a toujours été l'espèce la plus rare des deux et beaucoup de gens ont supprimé le Lori rouge de leur collection par désintérêt.

Statut

e_bornea2Le Lori rouge est toujours commun sur l’île Seram, mais, sur plusieurs autres îles, la population a fortement diminué au cours des dernières années.  Les raisons principales en sont la destruction importante de leur biotope, l’ urbanisation, et également la chasse par les populations locales à des fins commerciales.  Bien qu'on ne puisse  pas encore parler d’un danger immédiat, il peut le devenir extrêmement rapidement, particulièrement sur les îles les plus petites.  Par exemple, le Lori rouge a presque totalement disparu de l’île Ambon.  Malgré beaucoup de bons résultats d’élevage en captivité il y a encore eu de grandes importations de Loris rouges en Europe.  En conséquence, beaucoup d’éleveurs n'ont pas pu vendre leur progéniture et sont restés coincés avec elle.  La demande est devenue de moins en moins grande, et beaucoup d’éleveurs se sont séparés de leurs oiseaux.  Que c'était une erreur est devenu clair maintenant.  Durant ces derniers mois, l'intérêt et la demande de Loris rouges ont augmenté, en même temps que d'autres espèces en seconde place,  telles que le Loriquet « parfait »  (ou eutèle) (Trichoglossus euteles) et le Loriquet à nuque verte (Trichoglossus h.haematodus).

 

Détention des Loris rouges.

La  conservation d’oiseaux  nectarifères et frugivores exige une attention  particulière pendant la planification de leur logement, indépendamment de la taille.  Les matériaux de construction et la configuration de l'espace doivent être soigneusement choisis et adaptés l’un à l’autre afin d'assurer le nettoyage facile mais complet.  Les fèces et les restes des fruits et des légumes concourent à un niveau de pollution élevé et créent une base idéale pour les maladies.  Plusieurs des inconvénients connus peuvent être évités par une information complète et préliminaire auprès d’éleveurs de loris expérimentés et en faisant d'abord un plan détaillé des installations. Presque tous les loris sont des oiseaux très animés et entreprenants, aussi la taille de leur logement devra être prévue en conséquence.  Mes plus grandes espèces de loris sont logées dans une volière combinant une partie intérieure (avec une surface au sol de 1 x 2 m) et une extérieure (1 x 3 m). Construite en briques, la volière intérieure est carrelée et chauffée, et le sol de la partie externe est couvert de gravier rugueux.  J'emploie généralement des branches naturelles et dans la partie extérieure, je dispose  obliquement des branches fraîches provenant du bois voisin.
Les Loris rouges acclimatés et leur progéniture se sont avérés très forts et résistants
Même des températures minimales de l’ordre de -20°C n'ont empêché aucun de mes loris de visiter la volière  extérieure, pour autant qu’ils gardent à tout moment la possibilité de  retourner à l'intérieur.
Les Loris  montrent leur indisposition en redressant leurs plumes, particulièrement quand il fait humide, froid ou brumeux.  Par conséquent une partie intérieure et chauffée de la volière devrait toujours être à leur disposition.
Leur répertoire vocal se compose de divers appels, plus ou moins aigus et pas toujours très plaisants.  Spécialement,  tôt matin et en début de soirée, ils deviennent très actifs et particulièrement « en voix ».  En outre en cas de danger, ou  s’il y a menace immédiate, ils produisent des stridulations extrêmement fortes et continues, comparables à celles des perroquets gris (Psittacus erithacus).  Pour satisfaire à leurs besoins de s’occuper, une balançoire est suspendue au  toit de chaque volière;  constituée d'un bâton rond accroché entre deux cordes.
Il est également important de ne pas oublier que la plupart des loris sont  des fanatiques de  la baignade, aussi ai-je installé un système de douche dans les volières extérieures.  Ces douchettes sont adaptées avec un embout qui produit une brume très fine sous laquelle les loris adorent se baigner.
Le régime alimentaire à l’état sauvage consiste, comme celui de la plupart des autres espèces de  loris, de pollen et de nectar de diverses fleurs, de fruits, de temps en temps peut-être de quelques graines et petits insectes probablement ingérés tout en recueillant le nectar et le pollen dans les fleurs.  Les loris de ma collection reçoivent toute l'année une combinaison d'une solution de nectar et d'un mélange sec.
Un couple de Loris rouges reçoit chaque matin approximativement  150ml de nectar, cette quantité peut être doublée selon la saison et la phase d’élevage.  Ce nectar est fait à partir d'eau, de farine d'avoine, de-Lorinectar AVIS, de pollen, de miel de haute qualité, de levure de bière et de Multi-Mulsin tiède (supplément de vitamines). De temps en temps je fournis également du sirop (dans diverses saveurs) et les produits qui contiennent les bactéries vivantes pour renforcer la flore intestinale. A la tombée de la nuit la majorité  du nectar est consommée, donc le danger que la nourriture ne devienne aigre (particulièrement pendant les mois chauds d'été) est limité au minimum.  Les récipients en verre sont remplacées par des récipients propres,  remplis de mélange sec (la même recette, à part le fait que le miel est remplacé par le dextrose).  Ce mélange sec est mélangé en grande quantité et peut facilement être stocké durant une longue période, il peut même être stocké dans le réfrigérateur.  Quelques espèces de loris sont extrêmement avides de ce mélange, particulièrement quand elles élèvent des jeunes, et certaines laissent même le nectar de côté à ce moment.  Aussi longtemps que c'est possible, je leur fournis également des légumes frais tels que le paprika et des concombres, divers fruits, des baies ainsi  que des végétaux verts.  Des branches fraîches de saule et d'autres arbres fruitiers sont également régulièrement mises à leur disposition, comme passe-temps et pour satisfaire  leurs besoins de ronger.
Elevage et reproduction ; 
Herbert Whitley du Devon a obtenu  les premiers résultats de reproduction avec le Lori rouge en l'année 1940;  malheureusement il n'y a aucun rapport détaillé disponible (Pagel 1985).  J'ai eu des  Loris rouges dans ma collection  de 1981 jusqu’en 1998; en fait, mon premier lori était un mâle  Lori rouge.  J'ai acheté ces oiseaux d'une personne plus âgée qui achetait régulièrement  diverses  espèces d'oiseaux et  vendait ensuite certaines d'entre elles un peu  plus tard.  L'âge et l'origine étaient inconnus.  Puisque la plupart des loris dorment dans un  nid, je leur en ai mis un  à leur disposition immédiatement.  Les dimensions étaient de 18 x 18 cm au sol et 40 cm  de haut;  le trou d'entrée avait 5cm de diamètre.  À l'intérieur il y avait une séparation supplémentaire dans le tiers supérieur pour empêcher les oiseaux de sauter directement sur les œufs à leur entrée.  Le nid  était constitué d’un multiplex de 20 mm;  j’utilisais un mélange de copeaux de bois de hêtre, et de la sciure de bois  comme fond de nid.  Puisque tous mes nids sont accessibles à partir du couloir d'alimentation j' en effectuais habituellement l’inspection chaque jour et au besoin plusieurs fois par jour.  Les couples d’élevage tolèrent ceci avec beaucoup  plus de calme que si j'avais dû  entrer dans la volière pour effectuer l'inspection.  Parfois les oiseaux ne quittaient même pas le nid.  Les jeunes étaient accoutumés à ces manipulations, et étaient dès lors moins farouches et sauvages après l’envol.  Mon couple de Loris rouges devenait très agressif pendant l'incubation et la période d'élevage et attaquait tous ceux qu'il pouvait atteindre.  J'effectuais l'inspection du nid pendant que les deux parents étaient hors du nid.  Mais je devais me dépêcher de fermer de l'intérieur le trou d'entrée avec quelque chose, autrement ils revenaient à toute allure à l'intérieur du nid et commençaient à mordre  tout ce qu'ils pouvaient atteindre, de préférence ma main ou mon visage.  À la fin de la saison d’élevage, ils sont redevenus les oiseaux les plus gentils et ils pouvaient de nouveau être tenus en main.  La saison d’élevage avait lieu habituellement entre mars et septembre.
Le rituel de la parade nuptiale est, comme chez tous les loris, très diversifié et intéressant à observer.  Les deux oiseaux s'embrassent en dansant et en se flattant mutuellement avec leurs ailes.  Le corps entier est agité dans les deux sens, la tête de l'un des oiseaux s’enroule autour de celle de l'autre; les pupilles se réduisent, et tout  ceci est accompagné de sifflements et de jacassements.  Les pontes se composent habituellement de deux oeufs, parfois trois. Une seule fois, les trois oeufs ont éclos, alors que, les autres fois, il n’y avait toujours que deux oeufs fécondés, mais seulement deux des trois jeunes ont été alimentés et le troisième est mort après 8 jours;  il était sous-développé dès le départ. Les oeufs ont toujours été couvés très précautionneusement, et semble-t-il, uniquement par la femelle.  Le mâle  visitait le nid plusieurs fois par jour et chaque fois que je pénétrais dans la volière,  il rentrait systématiquement dans le nid.  Les jeunes sont nés entre le 26e et le 28ème jour. Au commencement, les jeunes ont un duvet blanc, plus tard celui-ci est remplacé par un duvet grisâtre.  À partir de la troisième semaine les premières plumes commencent à apparaître.  Quand les poussins ont 13 jours, les yeux commencent lentement à s'ouvrir, c’est également le moment de les baguer avec une bague de 6.5 à 7mm.
Le nid est quitté durant la neuvième semaine mais il est encore visité de temps en temps les jours suivants.
Les jeunes pourraient être encore laissés avec leurs parents pendant une longue période après leur envol, mais on doit y faire très attention.  Les parents ne tolèrent pas toujours les jeunes et cela pourrait conduire  à des combats et des pertes si l’on n’y prend garde.e_bornea3

Je transfère mes jeunes dans une grande volière mixte, de 2 m de large et 8 m de long. Et je m’ assure toujours que j’y mets un certain nombre d'oiseaux en même temps et non pas un seul. Car si un oiseau est introduit seul dans une communauté existante il peut facilement être attaqué et en périr. Au contraire, si l’on introduit simultanément un certain nombre d'oiseaux dans une communauté existante, la compétition devient plus confuse et l’adaptation s’effectue avec moins de problèmes.
Après plusieurs couvées menées à terme sans aucun problème, les parents ont soudainement commencé à plumer leurs jeunes. Au début, ce n'était seulement que quelques plumes, mais après, ils se sont concentrés davantage sur la tête et la poitrine de leurs poussins.  Je ne puis pas croire qu'il y ait des éleveurs n’ayant jamais éprouvé ces difficultés.  La question est dès lors:  pourquoi les oiseaux adultes plument-ils leurs jeunes?  Ce problème n'existe probablement pas à l’état sauvage; ou du moins, il n'y en a aucune observation connue, et, si cela était, cela doit se produire rarement.  La cause de ce problème doit plus probablement être recherchée dans la manière dont nous gardons nos oiseaux.  Afin de satisfaire  les besoins nutritionnels pendant la croissance des jeunes en milieu naturel, les parents sont obligés d’effectuer des recherches et de couvrir des distances énormes.  Mais dans notre environnement protégé nous essayons constamment de fournir les soins optimaux et les plus satisfaisants possibles;  ceci signifie qu'il y a en permanence abondance de nourriture.  Les oiseaux adultes ne consacrent donc que peu de temps à l’alimentation des jeunes, comparativement aux oiseaux sauvages.  Par conséquent, les oiseaux  passent plus de temps au nid.  Dès que le duvet ou les premières pousses de plumes  apparaîtront,  les parents pourront commencer à plumer en prévention ou contre l'ennui.  L'intensité du picage est très variable.  Quelques oiseaux plument seulement le duvet, ce qui n'est pas trop préjudiciable puisque les jeunes sont encore maintenus au chaud par la femelle.  Si les parents déplument à sang ou arrachent les plumes de la queue, des ailes ou de la tête,  il devient important d’effectuer des observations intensives et des inspections régulières.  Si on n'intervient pas, les résultats peuvent aboutir à une incapacité de vol,  ou dans le pire des cas, à la mort des jeunes. Certains oiseaux ont un prédilection pour déplumer à sang.  Une fois que ces plumes auront été complètement arrachées, ou seulement lacérées, plus tard, seules les plumes partiellement détruites repousseront, et au pire, aucune plume ne se redéveloppera.  Cependant, j'ai envisagé quelques possibilités que je décrirai maintenant.  Je dois dire qu'il n'y a aucune solution générale pour ce problème puisque chaque oiseau est particulier et réagit différemment.  La méthode ayant les meilleures chances de succès  est, pour certains, l’élevage à la main.  De nos jours, les incubateurs sont facilement accessibles, de même que tous les accessoires nécessaires à l’élevage à la main ; de plus, le nourrissage manuel des loris n'est pas difficile puisque la nourriture est déjà liquide.  Mais le nourrissage à la main exige un surcroît de travail supplémentaire et  beaucoup d'experts le déconseilleraient pour plusieurs raisons.
Une bonne alternative consiste à confier les jeunes à un autre couple. Avec les loris, il est particulièrement facile d'échanger des jeunes, aussi longtemps que la différence d'âge n'est pas trop importante.  Des parents adoptifs dignes de confiance peuvent élever quatre jeunes sans problème, pour autant qu'il y ait assez de place dans le nid.  Sans compter qu’avec les loris, il est également possible de regrouper des jeunes de diverses espèces dans un même nid.Une autre technique, aboutissant à des résultats partiellement bons, est d'ouvrir un côté du nid pour y laisser entrer la lumière. On pourrait employer un morceau de treillis pour combler la trouée, mais il vaut mieux utiliser un morceau de Plexiglas à la place parce qu'il isole bien mieux la chaleur.  Il est important que l'intérieur du nid  soit assez éclairé afin de perturber quelque peu les parents et  les insécuriser.  Ils visiteront ainsi seulement le nid pour s'occuper de leurs jeunes, puis le quitteront rapidement pour retourner dans la volière.  J'ai examiné une autre méthode qui me semble être la meilleure alternative en dehors du transfert des jeunes.  Pour examiner les jeunes j'ai divisé le nid avec un morceau de treillis (maille de 50 x 25 mm).  Ce morceau de treillis est coupé de sorte qu’il s’ ajuste exactement à l'intérieur du nid au dessus des jeunes. Je monte le treillis de telle manière qu'il soit incliné de 30 à 40 degrés;  ce qui donne aux jeunes la possibilité de se retirer sous le côté le plus élevé du treillis.  La distance idéale entre le fond de nid et le treillis est quelque chose que chacun doit découvrir par expérience ; mais bien sûr, elle doit augmenter en fonction de la croissance des jeunes  La méthode décrite peut mieux être appliquée dans un nid de type vertical, qui a un plancher carré ou rectangulaire.  La séparation par le treillis ne doit pas être positionnée trop tôt, même si les jeunes sont déjà déplumés.  Jusqu’ à la troisième ou quatrième semaine les jeunes doivent toujours être maintenus au chaud par les parents.  Si l’on refusait cela aux parents, cela pourrait mener à la mort par hypothermie. Quand le plumage des jeunes est entièrement développé et que j'ai l'impression qu'ils méritent de l’air, j'enlève la séparation de treillis.  Je prends les jeunes hors du nid et les place sur une branche.  Quelques parents recommencent à les déplumer à ce moment.  Aussi longtemps que ceci reste dans des limites acceptables et que cela ne concerne que de petites parties du plumage du corps, on ne doit pas s'en inquiéter, les plumes se redévelopperont très rapidement.  Si le picage redevient extrêmement sévère, il est indispensable de  séparer les jeunes des parents et de les déplacer dans une section séparée. Les loris acquièrent normalement rapidement leur indépendance, et sont vite capables de manger seuls.
Cela peut aider parfois également d’éloigner un des parents loin de la famille et de le loger dans une volière un peu plus loin  Il est certain que les premières heures et les premiers jours sont les plus importants, et des inspections régulières sont extrêmement nécessaires à ce stade.

 
 
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